Réveil vers 10h30.
Recherches sur la notion d'alimentation équilibrée. La stricte observance des préconisations d'un nutritionniste ne semble pas répondre à mon problème, j'ai déjà tenté différents régimes, plus ou moins drastiques, violents ou doux. Je suis toujours aussi mal à l'aise dans mon corps. Je pense qu'il n'est pas sage de me focaliser sur la perte de poids ou de m'attarder sur mon apparence physique. Ce serait une lutte violente et à court terme, et non une transformation. Je cherche une voie apaisée. Je veux parvenir à m'accepter tout entier. J'entrevois un parcours : certes pragmatique et concret (l'organisation pratique de mon alimentation), mais également intellectuel (recherche de connaissances), physique (la pleine conscience de mon corps, l'importance de son activité pour ma santé), psychologique (je pense qu'une thérapie peut me permettre de travailler sur les liens émotionnels que j'entretiens avec la nourriture) et spirituel (la recherche de l'apaisement, de la sérénité et de la douceur).
Lors de ces premières recherches, je collecte quelques informations basiques qui fourniront l'ossature de mon travail. Cette ossature est la suivante :
Manger quand j'ai faim
Dormir correctement
Boire suffisamment d'eau
Marcher
Manger suffisamment de fruits et de légumes
Je me suis donc interrogé sur la faim. Et si j'étais capable de ressentir ma faim. C'est très difficile à dire. Je compte m'observer durant les prochains jours, je cherche à déceler cette sensation dont je ne suis plus très coutumier. S'interroger sur la faim revient à s'interroger sur la satiété. Je cherche à la connaître et à l'apprivoiser. Mon désir, c'est de manger lorsque j'ai faim, sans me laisser aller aux émotions.
J'ai souvent eu l'intuition du lien existant entre mauvaise alimentation et mauvais sommeil. Mes quelques recherches préliminaires la confirme. Je vais tenter un petit rituel pour travailler sur mon sommeil :
Me relaxer 30 minutes avant d'aller dormir, en prenant une tisane (je dois encore choisir laquelle) et en lisant (quelque chose qui me détend : médiéval-fantastique, ou science-fiction par exemple). Plus tard, je m'essaierai peut-être à la méditation. Consommer du yaourt à la fin du repas du soir favorisera la production de sérotonine. Je vais éviter les siestes en cas d'insomnies, pour ne pas perturber le cycle que j'essaye de bâtir. Il me faudra éventuellement faire une cure de vitamines B, de calcium et de magnésium.
J'ai pris un repas vers 15h30, en revenant du supermarché. J'ai mangé deux tomates (qui hélas n'avaient pas le goût incomparable des tomates du Sud de la France), deux filets de maquereau à la sauce tomate, quelques amandes grillées et salées, puis un petit morceau de camembert au lait cru, et en dessert, quelques fraises et un petit yaourt à boire. J'ai éprouvé du plaisir, et les quantités étaient très raisonnables, voire frugales en comparaison de mes (anciennes) habitudes. Je pense avoir écouté ma faim. J'observe la suite des évènements. Je suis plutôt content.
***
Le repas du soir a eu lieu vers 19h30, et je n'avais rien mangé entre-temps : je n'avais pas eu faim. Je suis allé manger avec un ami dans un restaurant japonais. D'ordinaire, j'y choisis des plats roboratifs à base de riz et de viande. J'avais envie de manger mais je n'avais pas assez faim : je pense qu'il est très important de travailler sur cette distinction. J'ai donc pris un steak de thon, accompagné d'une portion de riz. Une minuscule salade garnissait l'assiette. Un pot de sauce brune et sucrée de type barbecue était sensé agrémenter le thon : j'y ai goûté un peu, mais je la trouvais trop écoeurante. Je pense qu'avant d'entamer ce travail, je l'aurais entièrement mangée avec le poisson. J'ai mangé à ma faim, sans me forcer (j'ai laissé un morceau du steack de thon, que j'ai donné à mon ami) et en ressentant la satiété. Le thé vert japonais (sencha) a très bien accompagné ce repas. Après une séance de cinéma, le retour vers la maison s'est fait en partie à pied, je suis descendu du bus à Delta pour marcher environ quinze minutes. Le sommeil m'est venu en arrivant devant la porte d'entrée, je ne l'ai pas laissé filer, et je me suis couché immédiatement.
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